Rayma Diamond

Autrice de thrillers psychologiques

Rayma Diamond explore les zones d'ombre entre technologie et humanité. CALYX est né d'un rêve qui ne l'a plus lâché.

Saisie par les impacts psychologiques des technologies numériques et par la manière dont nos émotions peuvent être exploitées, elle plonge dans les abysses de nos blessures profondes, là où les algorithmes révèlent nos peurs, nos échecs, notre culpabilité, nos trahisons. À travers un univers qui mêle intelligence artificielle, marchandisation des émotions et quête de sens, elle tisse des histoires qui résonnent longtemps après la dernière page.

« Écrire, c'est donner forme à ce qui nous hante. »

Une lettre pour vous

Comment un rêve est devenu CALYX

Décembre 2025

Cher·e lecteur·rice,

CALYX est né d'un rêve. Un vrai rêve, une nuit, qui m'a réveillée avec des images plein la tête.

Je me souviens encore de cette sensation étrange au réveil, le cœur battant, l'esprit saturé de scènes que je n'avais pas choisies. Des images sombres qui mélangeaient passé et présent. Des souvenirs anciens qui resurgissaient, si réels qu'ils semblaient se rejouer sous mes yeux. Et partout autour, des écrans de téléphones. Des visages comme piégés par ces écrans. Une atmosphère lourde, oppressante, qui collait à la peau.
Et au milieu de tout ça, un faisceau de lumière. Pas une lumière douce ou rassurante. Une lumière vive, presque agressive, qui traversait chaque séquence comme un fil conducteur. Comme quelque chose qui refusait de s'éteindre.

Le déclic

Ce rêve m'a tellement choquée que j'ai tout raconté à mon époux le matin même. Les images, l'atmosphère, cette lumière puissante qui persistait. Sa réaction m'a surprise. Là où je voyais un cauchemar confus, lui a vu tout de suite des scènes dignes d'un film de science-fiction. Il m'a écoutée décrire ces souvenirs qui ressurgissaient, ces écrans omniprésents, cette manipulation invisible. Et pendant que je racontais, une évidence s'est imposée : je tenais quelque chose. Je devais l'écrire. Ce jour-là, quelque chose s'est débloqué. J'ai attrapé mon ordinateur et j'ai commencé à écrire. Sans plan. Sans structure. Juste ces images qui demandaient à sortir.

De l'image à l'histoire

Pendant des semaines, le rêve ne m'a pas quittée. Je repensais à ces scènes. À cette lumière. À ce qu'elle pouvait bien signifier. Et puis une question s'est imposée : Et si nos peurs pouvaient être capturées ? Stockées ? Vendues ? L'idée m'a glacée. Parce qu'elle ne semblait pas si éloignée de notre réalité. On donne déjà tellement de nous-mêmes aux algorithmes, nos goûts, nos habitudes, nos faiblesses. Nos heures perdues à scroller, happés par un flux qui semble nous connaître mieux que nous-mêmes. CALYX est né de cette collision : un rêve étrange et une intuition sur notre époque.

Le faisceau de lumière

Ce faisceau de lumière dans mon rêve, c'est devenu le cœur du roman. L'idée que même dans la noirceur la plus totale, même quand tout semble piégé, verrouillé, sans issue, quelque chose résiste. Quelque chose de plus fort que la peur. Quelque chose qui refuse de se laisser éteindre. Je ne veux pas en dire plus pour ne pas spoiler l'histoire. Mais si vous lisez CALYX, vous comprendrez ce que ce faisceau représente. Et peut-être qu'il résonnera en vous aussi.

Pourquoi j'en parle

On me demande souvent d'où vient l'idée de CALYX. La vraie réponse, c'est que je ne l'ai pas cherchée. Elle est venue me trouver, une nuit, et elle ne m'a plus lâchée. Parfois, les histoires qu'on doit écrire nous choisissent avant qu'on ne les choisisse.
CALYX était de celles-là.

Merci d'être là, de l'autre côté de ces mots.

Rayma Diamond